Issue de la génération bedo,
Je fumais pour devenir un de ces putains de blackos.
En voulant toucher les cimes,
Pour ne pas voir ma vie qui n'était que déprime.
Tous les bons moyens pour faire du fric,
Je n'avais pas de limites.
A part ce père qui était les flics.
La vie façon ghetto, n'est pas un putain de mythe.
Chaque matin, tu te lèves sans savoir s'il y aura une suite.
Pour ne pas voir pleurer les tiens, tu choisis la fuite.
L'amour, un jour venant toquer à ma porte, m'a rendu serein.
De là, j'ai commencé à oublier ce malaise qui était le mien.
Plus de shit, de battes, de vols, de rackets
A péter la tête de ces connards qui se la pètent.
Il m'a appris à me servir, de cet outil, cette force, qu'on appelle la tête.
Mais la tête a couillonné l'amour, en le jetant dans cette zonzon.
Je te parle de Fleury ou Bois d'Arcy.
Celle qui te fout un violent mal de fion.
Quand j'ai honte d'oublier où je naquis.
Cela te bouffe cette fleur qui est la vie,
Quand ils pensent que tu as enfin réussi.
J'aimerai leur montrer ma sentence qui est perpète, dans cette prison dorée.
Au milieu de ma tête, mes couilles et mes tripes.
C'est cette cascade de flows, qui permis à mon coeur de s'évader,
A coups de souffrance et peu d'éloquence.
J'ai mes chimères à réaliser,
Car je sais maintenant ce que c'est d'être aimer.
Ce n'est pas en que je m'en vais le prouver
Même si pour cela, j'ai du peut-être perdre la seule que j'ai Aimé.
Je ne sais pas su lui construire à temps son Eden,
Ni la couvrir d'or par cette présence qui aurait été renfort.
Je veux qu'elle soit heureuse,
En lui construisant notre paradis promis,
Avec une chance infime du retour de mon élixir de vie.

