L'année qui vient de s'achever fut dure,
La pire de ma vie,
Tout c'est entremelé, jusqu'à me vider de mon essence vitale.
Il ne restait plus que froideur et haine envers moi et ce monde qui m'entourait.
La gentillesse des gens me donnait envie de vomir, car je ne croyais plus en la bonté de l'homme.
La vie était injuste, ingrate, éphémère, sale, dépourvu de sens.
Entre tout ces décès, ces blessures, ces problèmes...
Je ne voyai plus le bout du tunnel.
J'étai arrivé au point où je pensai que personne ne pouvait me comprendre...
... que seul la souffrance et la solitude pouvait me faire du bien, car çà ne pouvait pas être pire.
Je me nourrissai de la peine des gens pour les aider, mais aussi m'en servir de shoot pour oublier mes propres problèmes.
Je les avai déjà accepté, mais jamais réussi à les chasser ou les panser.
Jusqu'à la fin de l'année, la mort a été ma compagne.
Vu qu'une personne avec qui j'ai passé noel, est mort deux jours après.
Il y a eu aussi les morts par accident, aussi bien amis, qu'amis de la famille.
Mr. et Mme BAPTE, je ne pourrai vous oublier, car la chaine que j'ai autour me garde le souvenir de qui vous étiez.
Les morts par maladie, avec Jean-Luc, qui était un homme de coeur, dont ses fils pleuront leur père.
Les morts par meurtre, ou accidents de voitures, les bougs pliss foss, je pense toujours à vous là où vous êtes.
Je n'ai pas pleuré une larme, je n'ai ressenti que de la colère.
Mais la nuit, le souvenir de toutes ses personnes disparues me hantait.
Jusqu'à me donner des frissons, et me demander pourquoi je vis si c'est pour mourrir.
Pourquoi ferais-je des enfants si c'est pour les condamner à mourir...
Puis les blessures ont été aussi là,
Cette putain de blessure au dos, et aussi celle du genou qui m'ont terriblement handicapé pendant 1 an.
Ce qui fait que je n'ai pas pu faire bien mon sport et la danse.
La danse, ma seule sortie de secours, où j'ai perdu mon niveau à cause de ses blessures...
Et quand je recommence, je me pète le pied... Vraiment année pourrie...
Les problèmes de coeur, ou comment pardonner l'impardonnable à certaines personnes...
Desfois on ne peut pas surtout si çà a même blessé l'être le plus profond et le plus sensible en nous.
Je verrai avec le temps, mais je sais déjà si j'ai pardonné ou non... mais je ne pourrai jamais oublié...
L'envie de vengeance se fait sentir, mais il est encore controlé.
Pourquoi les gens font souffrir les personnes qui les aiment? Surtout qu'ils savent qu'ils leur veuillent que du bien...
J'ai aimé, aussi bien d'amitié que d'amour, et on m'a trahi... C'est la vie...
Et puis la pression, de ma dernière ligne droite avant l'inconnu,
Même si je ne suis plus vraiment étudiant, la vrai vie active s'affiche devant moi,
Et celle-ci peut changer du tout au tout selon l'obtention de ce diplome...
Celui qui a de l'importance et le premier qui me stresse, jusqu'au point de me rendre malade.
L'année 2005 est la pire que j'ai vécu dans tous les domaines de la vie d'un homme.
Aussi bien physiquement, moralement, émotionellement, sentimentalement,...
Mais malgré tout çà,
Je crois en ma mère qui m'a toujours fait confiance.
Je crois en ma soeur dont nos relations, au fur et à mesure des années, ne font que s'améliorer.
Je crois en la fin de ma colère contre mon boureau, mais celle-ci est remplacée par de la pitié.
Je crois en l'insouciance des bébés, depuis que mon neveu est né.
Je crois que la route de l'amour va de nouveau me croiser.
Je crois en la guérison des mes blessures jamais pansées.
Je crois en la mémoire des gens perdus qu'on a tant aimé.
Je crois qu'on est toujours vivant tant qu'on l'a décidé.
Je crois au levé de soleil après une nuit torturé.
Je crois tout simplement...
...que j'aime de nouveau la vie.
Ce qui ne m'était pas arrivé depuis une dizaine d'années.
Une partie de mon être qui était si perdu, vient de renaitre.
Je ne vois plus dans le miroir, l'être que je déteste...
...mais celui à qui je souris avec mon sourire d'enfant.
Cette gaieté qui n'était plus, je la fête.
Même si à l'échelle du temps, elle est éphèmere,
Elle sera aussi incandescente qu'une étoile filante.
De là, à illuminer la moindre parcelle d'ombre qui subsitait en moi.
Certain pourrait croire que je suis drogué au moment où j'écris, car je n'ai jamais été aussi positif.
Mais j'ai compris que je n'ai plus peur de mourir, si j'ai fété ma vie comme de mille feux.
Je souris, sous la lumière de mon espérance, la voulant la partager avec ceux qui m'entourent.
Je crois que tout simplement que je commence à m'aimer ce qui n'était jamais arriver...
Cette renaissance est miraculeuse, et je pourrai dire enfin qu'un jour de ma vie au moins, j'ai gouté au bonheur...